Soyez acteur de votre santé

Vous en avez assez du stress et de ses conséquences ?

Il est temps de réconcilier votre corps et votre tête pour retrouver votre autonomie, profiter du plaisir de vos sens et gérer enfin votre propre bien-être.

1 – Une vieille histoire

 La psychosomatique existe depuis l’aube de l’humanité, puisque on l’on retrouve des traces de chamanisme datant de l’ère paléolithique. Pour les chamans du monde entier, l’harmonie du corps et de l’esprit était une évidence qui ne se démontrait plus. On savait que lorsqu’une personne était malade, il s’agissait d’une rupture d’harmonie entre son corps et son esprit, ou entre elle et son environnement climatique, social ou affectif. Cette approche globale de l’être humain dans son entièreté corps-esprit-environnement a perduré en occident pendant des siècles jusque vers le moyen-âge, où des médecins décidèrent de se focaliser désormais sur le seul corps humain pour les besoins d’une médecine qui voulait répondre à des critères scientifiques, c’est à dire reproductibles d’un individu à l’autre. On a commencé à étudier les maladies et les traitements à appliquer pour les éradiquer, et les aléas de l’esprit devenaient beaucoup trop embarrassants.

On a donc décidé de confier désormais les perturbations émotionelles et autres conflits relationnels aux religieux de l’époque et plus tard aux psychologues.

2 – Non pas une cause, mais un contexte

 Peu à peu, on a commencé à utiliser le terme de « psychosomatique » pour désigner l’influence de l’esprit sur le corps. Beaucoup de chercheurs se sont ensuite penchés sur le mystère des relations corps-esprit, en pensant que certaines maladies seraient purement physiques et d’autres, classées comme « de cause mentale » ont été appelées « maladies psychosomatiques ».

Or, cette approche dite psychosomatique, a complètement changé de nos jours. On ne cherche plus à mettre en évidence une éventuelle cause psychique à votre trouble physique, mais à considérer l’ensemble de tout ce qui constitue votre personnalité, c’est-à-dire votre mode de vie, votre passé et celui de vos parents, vos relations affectives et sociales, vos conditions de vie sans oublier bien sûr vos fragilités physiques. Pour la psychosomatique moderne, donc, c’est tout cet ensemble qui a son importance parce que la maladie n’a pas seulement une cause, mais est liée à votre contexte de vie dans l’ensemble de ces domaines.

Toutes les dimensions familiales, sociales, économiques, géographiques et culturelles, interviennent en effet sur votre équilibre personnel et seront capables de cristalliser à un moment de fragilité particulière de votre existence pour produire une maladie.

La psychosomatique devient donc une discipline scientifique destinée à favoriser votre guérison en collaboration avec votre médecin et non pas à sa place. Elle vous aide à guérir les blessures de votre âme qui se reflétaient sur votre corps, et à mettre en place des solutions pratiques dans votre contexte de vie pour favoriser votre guérison et votre qualité de vie en plus de votre traitement médical.

3 – Une affaire personnelle

Dans tous les cas, l’enjeu est de vous aider à trouver en vous les ressources nécessaires pour faire face au stress voire à la maladie, pour votre mieux-être physique et mental.

Les symptômes désagréables que l’on peut ressentir fréquemment, comme des maux de tête, de dos ou de ventre, révèlent souvent un décalage entre ses propres besoins vitaux, philosophiques, éthiques ou relationnels, et les conditions de vie qui vous sont imposées.

Ce décalage crée une dysharmonie qui commence déjà à préparer une souffrance.

Ce que l’on sait également aujourd’hui, c’est que l’on ne peut pas faire de lien de cause à effet direct entre une cause mentale et une conséquence physique, puisque les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets sur tout le monde.

En effet, chacun de nous fonctionne selon un système qui lui est propre et qui est fonction de son histoire personnelle. Notre éducation nous a délivré des repères familiaux mais aussi des carences affectives, des croyances et des habitudes de vie qui nous servent à interpréter les évènements du présent pour leur donner un sens. Selon que nous avons été plus ou moins bien armé par nos parents pour faire face aux difficultés de la vie, nous allons dans une situation donnée avoir plus ou moins de difficultés. Un même événement pourra nous paraître banal, ou provoquer diverses émotions selon notre perception personnelle et nos moyens de défense.

La médecine allopathique, pratiquée dans nos pays occidentaux, s’est concentrée sur le « Corps-machine », ne retenant du sujet humain que sa partie matérielle. Celle-ci a pour rôle de soigner avant tout des maladies et des pathologies. Les études médicales, encore de nos jours, n’ont pas développé l’apprentissage de l’écoute individuelle, subtile d’un être humain dans sa complexité, ce qui favorise le développement des médecines alternatives.

Lorsque vous ne vous sentez pas réellement compris dans une situation difficile qui selon vous dépasse le strict cadre purement physique, vous vous tournez vers des thérapies dites « alternatives », qui fidèles aux concepts anciens de globalité, semblent davantage à votre écoute et vous invitent à poser un autre regard sur votre vie, pour en améliorer sa qualité.

Mais c’est alors que commence un doute sur l’efficacité des médicaments préconisés par votre médecin, la peur des effets secondaires, le recours à d’autres médications dites naturelles à l’efficacité restant à prouver, et en fin de compte, un tiraillement entre deux crédos qui s’opposent et vous font perdre confiance.

C’est pour remédier à cette confusion, préjudiciable à votre santé, que des prises de consciences ont commencé à émerger dans les milieux médicaux et psychanalytiques, afin de mieux répondre aux demandes, non plus de votre seule maladie, mais cette fois de vous-même dans votre légitime quête de mieux-être.

De plus en plus de médecins de nos jours, comprennent, à l’instar du succès grandissant des médecines complémentaires telles que l’homéopathie, l’acupuncture, la phytothérapie ou l’ostéopathie par exemple, l’intérêt évident d’une aproche dite « globale », c’est à dire, qui prenne en compte l’ensemble de votre personnalité, avec vos émotions et vos conditions de vie en plus de votre seule « pathologie ». Vous êtes loin de n’être qu’une « pathologie», et possédez de multiples richesses intérieures pour justement venir à bout de ce que votre médecin a observé. Porter un regard global sur votre être, en lieu et place d’une observation strictement médicale, va vous permettre de solliciter votre pouvoir d’autoguérison pour surmonter un épisode de vie critique.

Si votre médecin, si votre psy ne comprennent pas pourquoi vous avez toujours aussi mal après votre opération qui aurait dû réussir, pourquoi vous êtes toujours aussi patraque malgré tous les bons remontants qu’il vous a prescrit, c’est tout à fait normal. Ce n’est pas vous qui êtes enigmatique, mais tous les êtres humains qui sont psychosomatiques car composés d’un corps et d’un esprit indissociables qui s’influencent mutuellement. C’est précisément dans cette relation secrète corps-esprit, que se cache l’explication des phénomènes que ni votre médecin, ni votre psy, ne pouvait comprendre jusqu’à aujourd’hui.

4 – L’éclairage des neurosciences

La recherche scientifique dans le domaine des neurosciences, se joint à ces volontés thérapeutiques, pour apporter ses lumières sur l’influence des émotions et du stress sur le corps, afin de mieux comprendre le développement d’une maladie.

Aujourd’hui, il est clairement établit que l’on ne peut plus parler de maladies physiques d’un côté et de maladie psychosomatique d’autre part, car toutes les maladies mettent en jeu le corps, l’esprit et l’environnement. C’est cette notion même qui est nouvelle et qui change totalement le sens du terme « psychosomatique ».

Aujourd’hui, il est admis que « toutes les maladies sont psychosomatiques », car elles trouvent leurs origines à la fois

– Dans des facteurs psychiques comme votre stress actuel qui dépend lui-même de vos prédispositions psychologiques et des moyens de défense que vous utilisez pour faire face aux évènements de la vie, ainsi que

– Dans des facteurs physiques tels que les évènements qui arrivent aujourd’hui dans votre vie, et de la résistance de votre organisme.

Ces facteurs créent des déséquilibres qui vous affectent dans votre entièreté corps-esprit, avec des conséquences à la fois physiques comme l’apparition de la maladie, et psychiques comme la fatigue et l’inquiétude qui lui sont toujours liées.

L’objectif des recherches en psychosomatique est donc, d’abord de répondre concrètement à vos questions les plus fréquentes et de vous aider à rester en bonne santé. Elle met en évidence l’influence de votre passé et celle des évènements récents, comme l’impact de votre caractère et de votre personnalité, pour vous permettre de favoriser votre guérison.

5 – Devenez acteur de votre santé

La psychosomatique, cherche à répondre le plus justement possible à vos questions, pour vous aider à devenir partie prenante aux côté de votre médecin, afin de collaborer avec lui.

Vous vous demandez en effet, pourquoi vous avez toujours le même type de maladie et surtout, quand allez-vous guérir.

Lorsque votre médecin vous dit « c’est dans votre tête », cela est un raccourcit pour vous signifier que d’autres facteurs que ceux observés par la médecine, sont venus interférer dans le développement de votre maladie.

Cela ne veut pas dire pour autant que vous seriez un fou ou un menteur, non, juste que les émotions se ressentent dans le corps, et que lorsque celles-ci atteignent un certain seuil, vous pouvez ressentir un malaise qui se traduira par une sensation désagréable.

Comprendre ce qui se passe dans votre corps lorsque vous vous sentez submergé par les aléas de la vie, vous permettra de mieux vous faire comprendre par votre médecin et de collaborer avec lui pour trouver des solutions de mieux-être.

En fait comme vous êtes composé d’un corps et d’un esprit, toutes les maladies qui vous affectent, touchent à la fois votre corps et votre mental. Toute maladie physique a des répercussions mentales, en entrainant de l’anxiété ou de la tristesse liée à l’immobilisation provisoire, ou à l’impossibilité de s’adonner à ses activités de loisirs habituelles par exemple.

Et toute affection de l’esprit se voit sur le corps. L’anxiété se traduit par une accélération du cœur, des contractures musculaires ou des maux de ventre, et la dépression produit une chute énergétique qui vous empêche de guérir par affaiblissement de votre système immunitaire. Aucune maladie n’arrive donc par hasard, ni ne peut être détachée de votre état émotionnel.

Vous avez sans doute déjà remarqué que c’est souvent après un stress intense que votre corps commence à vous envoyer des signes de fatigue. Vous ne tombez pas malade en effet chaque fois qu’un microbe croise votre route. Tout l’hiver, des millions de virus de rhume tournent autour de vous à la recherche d’un hôte accueillant, mais vous n’hébergerez l’un d’entre eux que si votre système immunitaire est trop affaiblit pour le neutraliser. Vous n’allez pas non plus « attraper le cancer » chaque fois que vous êtes exposé à un produit dit cancérigène.

Si l’alcool, le tabac ou les nitrates sont dits cancérigènes, ce ne sont que des facteurs supposés aggravants. En aucun cas, ces substances ne représentent une cause suffisante.

La psychosomatique, ce pourrait donc être un jeu qui consiste à deviner ce qui se passe en vous lorsque vous vous levez le matin avec une forme éblouissante et un moral au beau fixe, ou quand, à contrario, vous avez le bourdon et mal partout. C’est peut-être tout simplement, un chemin qui vous guiderait vers une meilleure connaissance de vous pour vous aider à faire les choix les meilleurs choix pour votre santé.

6 – Écoutez votre corps

Et si, interpellé par un symptôme désagréable, vous en profitiez pour porter un nouveau regard sur votre corps ?

Quelque part, vous pourriez peut-être découvrir un miroir magique, brillant des mille reflets de votre subtile et originale personnalité, et retrouver pourquoi pas, des ressources oubliées pour pimenter et ensoleiller votre vie !

Entre la médecine et la psychologie, il manquait certainement un pont sérieux pour vous permettre de recoller les deux moitiés soi-disant incompatibles de votre personne et retrouver votre entièreté. N’acceptez plus de jouer la pomme de terre chaude qui passe de mains en mains sans jamais comprendre ce qui vous arrive.

Maintenant, c’est vous qui allez vous charger de votre « problème psychosomatique » car, vous allez vous apercevoir que votre corps est beaucoup plus intelligent que vous ne le croyez et qu’il a des tas de choses passionnantes à vous dire. Vous allez commencer maintenant à écouter votre corps pour vous laisser guider vers le mieux-être.

Vous voulez savoir, et cela est bien légitime, pourquoi vous êtes malade et votre corps vous fait souffrir autant. Vous sentez bien que ce n’est pas naturel et que lorsque le corps crie aussi fort, c’est que quelque chose ne va pas dans le fond !

Si votre corps crie pour se faire comprendre, il vaut mieux pour vous entendre ses messages sans se tromper, avec les bons codes de traduction. Il est temps en effet de renouer le dialogue avec celui qui est votre complice et votre compagnon depuis votre naissance, car vous constaterez, que loin d’être un ennemi qui vous veut du mal, votre corps ne vous parle que pour vous aider à être mieux dans votre peau.

Vous pouvez en effet facilement constater que toute blessure physique, affecte automatiquement votre mental et inversement :

– Une simple blessure physique au pied par exemple, vous provoque non seulement une douleur objective, mais aussi une contrariété due à la fatigue voire une angoisse sur les suites éventuelles de cette blessure.

– Inversement, une pure souffrance psychique comme une peur quelconque, se traduit inévitablement par des maux de tête, des palpitations cardiaques ou des contractures musculaires.

Par conséquent, les douleurs physiques sont toujours associées à des souffrances psychiques, et chaque maladie vous procure à la fois une gêne physique et une souffrance psychique, l’une étant visible et mesurable, l’autre enfouie et secrète.

Une sensation désagréable, est donc toujours le signal de quelque chose qui doit être changé soit dans votre contexte de vie, soit seulement dans votre perception de celle-ci, pour retrouver des sensations plus agréables de bien-être.

La psychosomatique est donc là pour vous inviter à interpréter les signaux de votre corps, pour trouver des solutions de mieux-être. Elle peut vous inciter par exemple à améliorer vos moyens de défense pour mieux résister au stress et préserver votre sérénité.

Elle peut aussi vous suggérer de meilleures stratégies à utiliser au travail et en cas de situation difficile, ou encore, à retrouver les ressources inconscientes qui sommeillent en vous pour améliorer votre efficacité et aider vos proches selon leur âge et leurs problèmes spécifiques.

On peut classer les maux du corps en deux catégories :

– Les  maladies à crise  circonscrites à un organe cible particulier qui vont et viennent au gré de votre humeur et de l’ambiance autour de vous, et

– Les  maladies chroniques qui affectent le corps dans son entier, durent depuis un certain temps et semblent ne plus vouloir vous lâcher.

Tous ces maux sont des Stops plus ou moins impératifs selon leur intensité, qui vous sont lancés pour vous obliger à changer ce qui vous perturbe dans le fond au point de déséquilibrer votre organisme et compromettre dangereusement votre santé.

Il est temps maintenant de changer ce qu’il faut en vous ou autour de vous pour retrouver votre paix et votre tranquillité. C’est à vous maintenant de devenir acteur de votre santé.

© 2016. Propriété de Geneviève Choussy Desloges. Tous droits réservés.

Comment cultiver la sérénité

La méditation est l’art de la conscience de soi, le meilleur moyen de développer une conscience accrue de tout ce qui se passe en soi et autour de soi. Méditer, c’est s’offrir du temps pour se reconnecter à soi-même, lorsque notre vie quotidienne avec ses impératifs, son rythme et ses contraintes nous coupent de nos désirs profonds, nous faisant insidieusement glisser vers la dépression. C’est un instant de bonheur privilégié,de retrouvailles avec nos sensations, nos émotions et nos désirs, pour laisser s’échapper les ruminations lassantes et dépolluer son esprit. La méditation,c’est la lumière du soleil filtrant à travers la griserie des nuages, pour nettoyer le ciel de notre conscience la redynamiser. Qui se connaît est éclairé. Lao Tseu

 Il semblerait que depuis Lao-Tseu (-571 à-531 av JV), la première condition du bonheur, soit de se connaître soi-même.Or comment faire, puisque selon les psychanalystes, notre psychisme serait essentiellement inconscient ? Il faut savoir tout simplement que cet inconscient, représentant donc 90% de notre Moi, est tellement réservé, qu’il n’a pas d’autres maux pour s’exprimer que ceux du corps. Aussi, il s’échappe comme il peut dans les rêves et actes manqués. Dès lors, le meilleur moyen pour se connaître soi-même, serait peut-être d’écouter ses maux. Palpitations, contractures et maux de tête par exemple, sont des maux que votre corps vous envoie pour vous inviter à développer la conscience de ce qui se passe en vous. Pour écouter votre inconscient qui parle avec les maux du corps, pas besoin de coussin spécifique ni de longues journées de solitude. Vous pouvez utiliser tous les moments perdus de la journée. Le matin dès le réveil par exemple, lorsque votre esprit bien détendu n’est pas encore perturbé par les préoccupations quotidiennes. Sous la douche, dans le métro, en marchant dans la rue, ou encore en effectuant ces petites tâches mécaniques sans intérêt, votre mental trouve un temps précieux de reconnexion à soi pour nettoyer ses filtres de croyance, dégager les influences toxiques de votre environnement et éclaircir ses propres pensées. Là, dans le calme intérieur retrouvé, observez tout simplement les pensées et les émotions qui traversent votre esprit.

Chaque jour, des milliers d’idées affluent dans votre esprit, allant et venant au gré de vos humeurs. Ces passages d’idées, de souvenirs, d’espoirs et de sentiments ne font que traverser votre cerveau sans vraiment s’organiser en pensée constructive. Ces ruminations incessantes et anarchiques encombrent tellement votre esprit, qu’elles ne laissent plus de place aux réflexions et à la concentration propice à la recherche de bonnes solutions. Elles vous font tourner plutôt de rancœurs en fantasmes, et de déceptions en nouvelles colères, entretenant souffrances et conflits, tout comme de gros nuages gris occultant la lumière de votre intelligence et la solidité de vos repères. Ne faites plus rien maintenant, rien d’autre que vous concentrer sur le moment présent. Vous vous sentez bien vivant, dans le lieu que vous avez choisit pour lire tranquillement cette revue,rien que pour vous faire du bien et accueillir le plaisir de la détente. Et si vous profitiez de ce moment de calme et de tranquillité pour aller vous promener dans votre espace intérieur !  Voyez vous les nuages qui stagnent dans votre esprit, faisant de l’ombre sur votre gaieté naturelle ? Observez bien ces gros nuages. Que voyez-vous à l’intérieur: des peurs, des ressentiments, de la colère, des frustrations ?

 Sentez bien comme ces émotions que vous ressentez maintenant bien clairement, s’expriment directement quelque part dans votre corps. Sur quelle partie ces nuages font-ils de l’ombre ? Sur votre cœur transit de peur, vos membres engourdis, votre sang qui se fige ? Laissez vous ressentir tous les effets de ces nuages émotionnels sur chaque partie de votre corps. Toutes ces émotions perturbatrices, proviennent en fait des peurs de l’ego qui veut toujours avoir plus : L’Anxiété provient de la peur de manquer d’argent, de perdre ce que l’on possède…Le Ressentiment, de la peur de manquer de liberté, de reconnaissance…L’Intransigeance de la peur de manquer de pouvoir, de contrôle, de domination…La Dépendance, de la peur de manquer d’amour…La Colère, de la peur de manquer de puissance, d’efficacité…

Ces émotions, nourries par vos peurs vous rendent malade d’abord psychiquement, puis physiquement. Les médicaments effaçant les symptômes de mal-être, apportent un soulagement temporaire, mais ne soignent pas la racine du mal, et les symptômes, signaux de votre mal-être profond, resurgissent de façon récurrente. La seule façon d’en venir à bout, est de traiter le mal par ses racines profondes. Mais regardez bien maintenant d’un peu plus près.Voyez vous ce rayon de lumière dorée qui perce à travers l’épaisse couche grise ?

Regardez le bien. Il se fait de plus en plus précis, de plus en plus intense, et bientôt, écarte tout doucement les lourdes portes grises de vos nuages émotionnels pour apparaître dans toute sa splendeur. Portez alors votre attention sur ce rayon de soleil. Quelle énergie vous apporte-t-il Quelle chaleur, quelle lumière apporte-t-il sur les nuages sombres de vos soucis, pour vous laisser deviner maintenant une bonne solution ?

Donnez un nom, une qualité à la ressource énergétique que vous avez choisie. Ne faites rien d’autre que laisser faire le rayon de lumière de votre esprit. Lorsqu’il aura chassé tout ce qui devait être chassé, une impression de lucidité prendra place dans votre esprit pour vous permettre de résoudre vos problèmes. Ressentez alors les sensations agréables qui prennent place maintenant dans votre corps. Vous pouvez pratiquer la méditation à tout moment de la journée, sauf peut-être lorsque vous serez au volant de votre véhicule, pour alléger ce qui vous semble lourd et détendre ce qui vous semble serré. Un bon nettoyage régulier de vos émotions est aussi nécessaire que le ménage de votre lieu de vie pour voir plus clair en vous.

 Connais toi toi-même, et tu connaîtras l’Univers et les dieux.   Socrate

Lorsque vous vous sentez perdu, confus,inquiet, observez bien ces gros nuages noirs qui ne sont que des passages sombres de votre esprit. Regardez mieux et attendez que le soleil passe pour les écarter. Vous n’avez rien d’autre à faire qu’attendre que la lumière soit. Lorsque vous aurez laissé partir ces émotions étrangères perturbatrices, vous dégagerez la place dans votre esprit pour une lucidité et une joie garantes de santé. Ce ménage émotionnel fait partie des mesures d’hygiène de vie au même titre que la nourriture ou le sport pour votre santé. La méditation dans le non vouloir,l’acceptation de ce qui est et la connexion confiante au cosmos, est cette porte que vous ouvrez pour accueillir la lucidité, la lumière et la confiance dans ce qui existe pour voir plus clair en vous sur les racines de vos maux.Dans cette réalité porteuse d’autres possibles, existe la solution de leur traitement définitif. Vous n’avez rien d’autre à faire que vous connecter à votre corps pour observer ce qui se passe à l’intérieur, ces voix de l’inconscient qui vous parlent avec des sensations désagréables de ce que vous devez quitter, et avec ses sensations agréables, de ce que vous devez retrouver pour votre bien-être.

 Rien dans notre intelligence qui ne soit passé par nos sens.  Aristote 

 Laissez tous ces maux être là sans chercher à les contrôler ou à les empêcher de s’exprimer. Ils viennent vous signaler ce que vous devez changer en vous. Puis savourer le silence de votre esprit satisfait. Surtout, ne cherchez pas à chasser les émotions. Juste à les observer puis les laisser passer. Portez attention en revanche sur les bouffées de bien-être qui apparaissent ça et là dans votre cœur qui frémit,votre bouche qui savoure encore, dans vos yeux soudains émerveillés. Accueillez les simplement, puis laissez les s’installer et vous raconter des histoires de bonheur. Vous n’avez rien d’autre à faire que les écoutez attentivement. Ce bonheur qui grandit maintenant en vous, devient Sérénité. Par la porte de la méditation, vous avez laissé partir les ruminations et accueilli la lucidité puis la sérénité, chassé les sensations désagréables de stress pour faire toute la place à l’extase. Votre corps et votre esprit réunifiés, s’ouvrent alors comme une fleur au soleil pour délivrer son miel.

C’est le plaisir de l’abeille de recueillir le miel de la fleur. Mais aussi le plaisir de la fleur de concéder son miel à l’abeille Car pour l’abeille une fleur est une fontaine de vie et pour la fleur, une abeille est une messagère d’amour et pour les deux, l’abeille et la fleur, donner et recevoir du plaisir est un besoin et une extase. Khalil Gibran ( Le Prophète- Du plaisir).

Une fois que vous avez retrouvé la lumière, laissez la simplement rayonner pour offrir le meilleur de vous même à cet autre qui cherche, comme vous, à éclairer le ciel gris de ses émotions. Comme la fleur, vous trouvez du plaisir à offrir votre miel pour nourrir ceux qui bientôt, produiront leur propre miel. Vous n’avez rien d’autre à faire qu’ouvrir la porte de la méditation pour vous laisser traverser par la lumière de la sérénité. Alors, vous pourrez offrir aux autres le rayonnement de votre énergie, cette joie qui est éternelle parce que provenant de l’intérieur.

On appelle Joie, cet état de l’être qui n’a besoin de rien pour se sentir heureux  André Gide

La sérénité est en effet cette formidable énergie, récompense d’un travail assidu parfois d’une vie, sur ses blessures de longue date, qui permet la libération des pulsions de vie innées de votre enfance, ces formidables forces de désir et d’émerveillement qui sont les moteurs mêmes de votre vie.

Il n’y a qu’un seul principe moteur, la faculté désirante                         Aristote (le traité de l’âme)

Des psychiatres spécialisés dans le traitement et la prévention de l’anxiété, sont convaincus du pouvoir de la méditation comme Christophe André par exemple, qui la pratique à l’hôpital. Selon lui, la sérénité correspond à ces instants indicibles où l’on se sent apaisé intérieurement et en connexion tranquille avec son environnement. Dans ces moments-là, souvent très simples, dit-il,nous ressentons une communion pacifiée entre notre monde intérieur et le monde extérieur. Il existe une sorte de résonance harmonieuse entre eux. Ces instants de sérénité expriment notre cohérence intérieure, notre adhésion sereine à nos besoins fondamentaux. Ces précieux instants d’harmonie sont essentiels à notre santé car ils sont l’occasion de retrouver un équilibre corps-esprit qui seul, permet la reconnexion aux autres et à la nature. En fin de compte, les objets que vous acquérez, les possessions, l’argent et même le prestige social qui ont pour but de satisfaire vos envies passagères, ne vous comblent jamais sur le long terme et font le lit des addictions en imposant des compensations de plus en plus difficiles à trouver.

La sérénité, rimant avec éternité, semble être un idéal impossible à atteindre. Notre position d’être humain nous impose en fait de concevoir que rien n’est jamais acquis en matière de bien-être. On passe notre vie à courir après un bonheur qui semble nous échapper dès qu’on est prêt à l’atteindre. La sérénité bien sûr, ne tombe pas du ciel. Elle se construit par un travail consistant à observer et à accepter tranquillement ses états d’âmes positifs et négatifs. Il s’agit d’écouter notre corps pour entendre nos émotions, mais aussi nos désirs de joie et de plaisir dans chaque chose de la vie, même la plus simple et la plus banale pour développer le potentiel de nos cinq sens. Elle peut impliquer une prise de recul lorsque cela est nécessaire pour faire face aux difficultés qui se présentent, à son propre rythme pour éviter d’être dépassé par ses émotions.

 La plénitude, qui se trouve aussi derrière la porte de la méditation, est une sensation intense de vie riche et pleine de sens. Elle est l’extase qui récompense un investissement au service de ce qui nous semble bon et bien pour notre épanouissement. C’est le bonheur profond de donner un sens à sa vie qui assure en retour l’apaisement du corps et de l’esprit réunis. Cette plénitude à laquelle votre corps dit Oui avec des sensations agréables, s’oppose naturellement aux émotions perturbatrices qui vous diront Non avec les maux de votre corps. La joie profonde n’a besoin de rien pour être, tout comme la rivière qui est heureuse de n’être rien d’autre qu’une rivière, et coule joyeusement en rebondissant sur les cailloux de la montagne, quelque soit le temps, la boue, les herbes folles, les plats et les pentes abruptes. Ne faites plus rien maintenant, et laissez venir dans votre mémoire, le souvenir d’une personne que vous aimez beaucoup.Ressentez sa présence bienfaisante et voyez les sentiments qui s’éveillent en vous: de la tendresse, du plaisir ?

Laissez vous ressentir que cet état de bonheur ne dépend pas de ce qui se passe à l’extérieur, mais essentiellement de ce qui se passe à l’intérieur de vous. Voyez comme cette sensation de plénitude semble éternelle, apaisante. Dégustez là sans modération et sentez que cette sensation de chaleur et de bien-être est présente au fond de vous sans risque de vous manquer puisqu’elle est déjà là. Ressentez comme cette sensation profonde et inconditionnelle vous délivre de l’attente anxieuse de quelque chose d’autre venu d’ailleurs. Savourez la pleinement en prenant conscience que ce bonheur profond demeure en vous bien plus durable que les plaisirs éphémères sans cesse à renouveler. Pour être en bonne santé, sachez trouver cette énergie dans toutes les petites choses anodines de la vie. Chaque regard émerveillé sur la beauté de la nature, chacun de vos petits travaux quotidiens,chaque connexion à soi, à la nature ou à un autre, chaque instant de conscience de votre bien-être intérieur et du merveilleux de la vie. Pour être en bonne santé, sachez trouver cette énergie dans toutes les petites choses anodines de la vie. Chaque regard émerveillé sur la beauté de la nature, chacun de vos petits travaux quotidiens,chaque connexion à soi, à la nature ou à un autre, chaque instant de conscience de votre bien-être intérieur et du merveilleux de la vie.  Sachez partager cette énergie de plaisir pour offrir le meilleur de vous-même, comme la fleur qui s’épanouit en donnant le meilleur de son miel à l’abeille.

Qu’est ce que la Psychosomatique?

1- C’est psychosomatique !

Vous avez tous déjà entendu cette expression. « C’est psychosomatique ! » C’est ce que votre médecin vous dit lorsqu’il s’aperçoit que le traitement qui fait de l’effet sur les autres, n’en fait plus sur vous. Il comprend qu’il y aurait dans votre état, d’autres facteurs que les causes médicalement connues, et que vous auriez intérêt à aller voir un psy, pour voir si il y aurait des souffrances plus profondes. Vous avez alors subitement l’impression qu’il vous prend pour un fou ou un menteur, parce que vous, vous savez bien que vous avez vraiment mal dans votre corps et que votre médecin devrait vous soigner. Le psy de son côté, vous dira qu’il ne soigne pas les maladies et vous proposera de parler justement de ce que vous préférez cacher soigneusement. Vous vous sentez incompris, abandonné à votre triste sort, et surtout victime d’un mal insoignable, et cela vous est insupportable. Alors, comment sortir de l’impasse ?

Tout d’abord, si c’est « psychosomatique », ce n’est pas non plus dramatique, puisque toutes les maladies de toute façon, sont psychosomatiques. Mais enfin, qu’est-ce que ce mot Psychosomatique, signifie?

La psychosomatique, qui vient de psyché qui désigne l’esprit, et de soma, qui désigne le corps, est tout simplement une approche de l’être humain dans sa globalité corps-esprit. La psychosomatique propose de rassembler médecins spécialistes du corps et psychologues spécialistes de l’esprit, pour se pencher non plus sur un corps sans tête ou une tête sans corps, mais sur une personne dans toutes ses dimensions physique, psychique et environnementale.

2- La psychosomatique, une vieille histoire

Cette conception globale de l’être humain n’est pas nouvelle. C’est même la plus ancienne conviction humaine et la plus répandue, puisque depuis l’ère paléolithique, des millions de chamans invoquent les esprits pour soigner les corps. Selon ces sages anciens, la maladie est considérée comme une rupture d’équilibre entre le corps et l’esprit ou entre l’être humain et son environnement, et la guérison consiste à rétablir l’harmonie perdue entre ces trois instances. Pour être en bonne santé, il s’agissait de veiller à conserver l’harmonie entre le corps, l’esprit et l’environnement.

Cette tradition orale s’est propagée au fil des siècles en évoluant à travers une branche tantrique en Inde à l’origine de la médecine ayurvédique, et une branche taoïste en Chine, à l’origine de la médecine chinoise qui subsistent encore aujourd’hui. En occident et plus particulièrement en Grèce, les premiers philosophes commencèrent à remettre en question la sagesse ancestrale pour établir des vérités scientifiques.On cherchait à définir des lois objectives, vérifiables et reproductibles sur tous.

Or l’esprit humain ne se laisse pas appréhender aussi facilement et ses mystères découragèrent vite les médecins qui, pour des raisons pratiques, décidèrent de se focaliser désormais sur l’étude des seules maladies et pathologies qualifiées de scientifiques, laissant les troubles de l’esprit, insondables et surtout non reproductibles d’une personne à l’autre aux philosophes. En occident et plus particulièrement en Grèce, les premiers philosophes commencèrent à remettre en question la sagesse ancestrale pour établir des vérités scientifiques. On cherchait à définir des lois objectives, prouvées par les statistiques et reproductibles. La médecine des malades destinée à améliorer le bien-être de l’être humain fut ainsi remplacée par une médecine des maladies focalisée sur le seul corps.

La médecine évolua ainsi au fil des siècles en fonction des découvertes anatomiques, cherchant à expliquer toutes les maladies de façon biologique et fonctionnelle. De nombreux médecins rapportèrent des observations évoquant des relations étroites entre l’état émotionnel et l’évolution des maladies.

On constatait par exemple sans pouvoir vraiment l’expliquer, que les personnes joyeuses et optimistes étaient en meilleure santé que les personnes déprimées. Au début du vingtième siècle, un certain médecin neurologue viennois du nom de Sigmund Freud se pencha sur le problème de l’hystérie. Il s’agit d’une maladie se manifestant par des convulsions, que Jean Martin Charcot parvenait à soulager par hypnose. La preuve des interactions entre le corps et l’esprit étant faites, il restait à expliquer le processus. Freud proposa alors des modèles de structure de l’appareil psychique pour essayer de rendre compte des phénomènes observés, et demanda à ses successeurs tels que Ferenczi d’en apporter les preuves biologiques.

3 – Une nécessaire collaboration entre médecins, psychanalystes et scientifiques.

Ce grand mystère des relations corps-esprit passionna de plus en plus de chercheurs. D’un côté les médecins cherchaient à mieux comprendre les causes des maladies, de l’autre, les psychanalystes cherchaient à décrire les phénomènes énergétiques internes provoqués par les émotions. De nombreuses hypothèses en Europe puis aux Etats-Unis se succédèrent ainsi au fur et à mesure de l’avancée de la science.

En France, Pierre Marty propose la notion de dépression essentielle pour désigner la perte d’énergie vitale qui peut se produire chez les personnes particulièrement fragilisées par leur histoire et en proie à un stress continu ou intense. Cette dépression essentielle, signant un épuisement progressif de la personne, expliquerait l’affaiblissement des défenses immunitaires de l’organisme, favorisant ainsi le développement des maladies.

Pendant ce temps aux USA, Cannon, professeur de physiologie et Selye, plus connu sous le nom de « Père du stress » démontraient en observant le comportement des annimaux, la théorie du stress. Dans une situation de danger, l’organisme réagirait automatiquement par un comportement de combat ou de fuite. On observe en effet dans ce cas une stimulation à la fois musculaire et cérébrale permettant de se battre ou de courir très vite pour échapper au danger. Les analyses biologiques indiquent une sécrétion d’adrénaline et de cortisol qui, en puisant dans les réserves de l’organisme pour faire face à l’urgence, finissent, si la situation est trop violente ou prolongée, par conduire à l’épuisement puis à la maladie. Les scientifiques américains, dits comportementalistes ont ainsi démontré l’impact du stress sur l’organisme et prouvé scientifiquement ce que les anciens savaient intuitivement : La maladie est une rupture d’harmonie entre le corps, les émotions et l’environnement.

Cette découverte fondamentale a servit de base à de nombreux médecins pour chercher à relier chaque maladie à une émotion particulière. Ils parlèrent de « maladie psychosomatique » pour désigner certaines affections qui seraient dues au stress, séparant celles-ci des autres maladies demeurées strictement physiques.

La recherche de cause à effet directe entre émotion et symptôme a rapidement été abandonnée lorsque l’on s’est aperçut que les symptômes n’avaient pas tous la même signification chez les personnes étudiées. Ce qui donne mal à la tête à certains, n’est pas ce qui donne mal à la tête aux autres, car chacun a ses propres souffrances liées à son histoire et à ses conditions de vie spécifiques. On s’apperçoit donc que chaque cas est unique et que la psychosomatique n’est pas si simple.

Dans les années 1990, les progrès technologiques de diagnostic et d’imagerie comme le scanner et l’IRM par exemple, permirent à une nouvelle science : les neurosciences d’étudier ce qui se passe dans le cerveau pour tenter de démystifier les relations entre le corps et l’esprit. Descartes ne croyait absolument pas à une relation corps-esprit parce que pour lui, la pensée immatérielle et le corps matériel n’étaient absolument pas compatibles. Damasio, démontre l’erreur de Descartes en décrivant le fonctionnement du système limbique, une petite structure sous-corticale impliquée dans les apprentissages, les émotions et les comportements. Le système limbique serait le lieu mystique de la fusion du corps matériel avec l’esprit immatériel.

Les thérapies brèves orientées vers la solution qui virent le jour dans l’école de Palo Alto en Californie à partir de 1960, apportèrent aussi leur contribution, en vous faisant réfléchir sur le sens des maladies, notamment sur le fait que vous ne seriez pas les victimes passives de votre maladie, puisque celle-ci est reliée à des émotions qu’il vous appartient de guérir pour aller mieux. La maladie en indiquant l’existence de souffrances profondes à guérir, vous invite à changer quelque chose en vous ou autour de vous pour favoriser votre guérison. Elle devient ainsi un moteur de développement personnel et une opportunité de mieux-être. Grâce à l’éclairage de la psychosomatique, la maladie change de visage. Elle n’est plus cette fatalité qui s’abattait sur vous injustement, puisqu’elle a désormais un sens, celui de vous guider vers un mieux-être profond.

4 – Corps-esprit, une relation fusionnelle

Alors, que se passe-t-il donc dans ce système limbique ? Quels secrets ce corps matériel et cette pensée immatérielle, peuvent-ils bien se souffler pour jouer ainsi avec votre forme et vos humeurs ?

Ce système limbique est un ensemble de petites structures qui gardent précieusement en mémoire les expériences aussi bien joyeuses que douloureuses de votre passé. Toutes les expériences vécues depuis les premières années de votre vie vont être enregistrées dans votre mémoire inconsciente d’autant plus que ces expériences ont été chargées d’émotion positive ou négative. Ces expériences du passé qui dépendent de votre histoire, de votre propre interprétation de la réalité et de celle donné par vos parents, forment votre référentiel personnel, à partir duquel les évènements du présent vont apparaître soit dangereux, soit bénéfiques à votre bien-être. C’est un système binaire qui résonne suivant deux systèmes : l’alerte en cas de danger et la récompense en cas de plaisir.

Si l’événement qui arrive est jugé agréable par votre référentiel, le système de récompense est activé et vous secrétez des hormones de plaisir comme les endorphines, qui sont puissamment antidouleur, la dopamine qui vous euphorise, ou la sérotonine qui vous détend. Ces hormones s’opposent aux méfaits du stress et vous procurent des sensations de plaisir. Lorsque en revanche les évènements qui arrivent vont être jugés dangereux pour votre équilibre, le système d’alerte est activé. Des sensations désagréables de peur vont conduire à la sécrétion d’hormones dites de réponse au stress comme l’adrénaline et le cortisol qui vont stimuler votre système nerveux et musculaire pour vous défendre efficacement. Vous allez par exemple avoir le cœur qui bat, transpirer, avoir envie de courir ou de vous battre, crier, ou réfléchir rapidement à la meilleure défense possible.

Ces réactions automatiques sont destinées à assurer votre survie. Mais si la situation stressante est trop intensive ou prolongée, ces hormones qui puisent dans vos réserves tissulaires et énergétiques, vont finir par épuiser votre organisme qui va manifester des signes de faiblesse. Le système immunitaire en particulier qui veille sur vous en éliminant les bactéries, virus et autres cellules anormales, est défaillant et laisse se développer des infections ou des cancers. Vous pouvez ressentir clairement des émotions de colère ou de peur, ou bien simplement des symptômes physiques dans la partie la plus fragilisée de votre corps, soit par votre passé, soit par votre activité physique ou professionnelle.

Vous allez par exemple avoir des contractures dans les muscles du dos, des maux de ventre, des maux de tête ou des problèmes cardiaques. Ces symptômes physiques sont le signe d’un état de stress prolongé ou intense qui a réussit à déséquilibrer votre organisme. La zone de votre corps qui manifeste une douleur ou un dysfonctionnement à la suite d’un stress, est appelée zone cible. Elle vous parle avec ses maux pour vous dire Stop.

5 – Les symptômes, indicateurs de stress

A la lumière de toutes ces récentes découvertes, on peut conclure maintenant que les symptômes et maladies ne sont donc pas des absurdités de la nature mais des signaux d’alarme que votre corps émet pour vous protéger. Lorsque vous allez écouter votre corps et entendre ces indicateurs de stress, vous comprendrez que vous devez tout mettre en œuvre pour faire face à la situation difficile qui se présente et changer quelque chose en vous ou autour de vous pour aller mieux. Ce ne sont d’ailleurs pas les problèmes en eux mêmes qui vont vous rendre malade, mais surtout la façon dont vous les interprétez en fonction de vos expériences passées. Dès que votre zone cible manifeste une fatigue, une douleur ou un dysfonctionnement, c’est le signe que vous devez soit ralentir le rythme, soit trouver des solutions efficaces à votre problème.

Si les maladies sont du ressort de votre médecin, votre santé et votre bien-être sont de votre propre ressort, car vous seul pouvez connaître ce qui se joue dans les coulisses de votre inconscient et qui vous fait soit souffrir avec des sensations désagréables, soit jouir de la vie avec des sensations agréables.

La psychosomatique, c’est finalement, réaliser que vous n’êtes pas victime de vos maladies, mais acteur de votre santé.

 © 2016. Propriété de Geneviève Choussy Desloges. Tous droits réservés.

 

En finir avec les douleurs chroniques

Conférence du 17 février 2018 au Salon Zen d’Angers

Il y a bien longtemps j’ai choisit d’être chirurgien dentiste. Et le premier travail du dentiste, ce n’est pas comme vous pourriez le penser de faire mal, mais au contraire de soulager les maux de dents. Et ce n’est pas une tâche facile!

Ce qui m’a vraiment posé problème voyez vous, ce sont les douleurs qui ne voulaient pas passer. Je me suis aperçue au cours de ma carrière, que certaines douleurs résistent à tous les traitements que ce soit de la chirurgie, aux médicaments.

Si c’est un casse tête pour le médecin, c’est aussi, bien évidement un désespoir pour le patient. C’est la raison pour laquelle, j’ai cherché à comprendre pourquoi, certaines personnes plus que d’autres, ou au moins, à un certain moment de leur vie, présentaient ce type de douleur qui semblent à la fois complètement absurdes et terriblement tyranniques.

 1- Qu’est ce qu’une douleur chronique?

 On dit qu’une douleur est chronique, quand elle est là depuis au moins six mois, et qu’elle continue de résister à tous les traitements classiques. Jusque là, la médecine n’avait pas franchement d’autre réponse que les formules du style: c’est dû au stress ou encore,  C’est psychosomatique, madame, monsieur, je ne peux rien faire pour vous.

 Alors quand vous entendez cela, bien évidement, ça ne résout pas votre problème, et bien au contraire, si on vous fait comprendre qu’il n’y a plus aucune solution, vous vous retrouvez complètement désespéré, en colère, angoissé, et c’est bien normal ! Surtout si en plus, votre entourage qui, tout aussi désemparé, vous répète sans arrêt :Prends sur toi, n’y pense plus, arrête de focaliser, c’est dans la tête !…

Est ce que vous n’auriez pas déjà remarqué, que plus vous essayez de ne plus y penser, plus la douleur s’incruste ?

Et que plus vous cherchez à la combattre, plus elle vous tyrannise et vous prend la tête. Alors que faire ?

Et si au lieu de vous désespérer, on essayait de comprendre ce que peut bien signifier cet étrange terme Psychosomatique ?

2- Qu’est-ce que la psychosomatique ?

Et bien, si la médecine seule n’a pas encore de réponse à ces douleurs chroniques, on peut chercher un peu plus loin. On connaît par exemple la médecine chamanique ou encore, la médecine chinoise et ayurvédique, qui sont depuis des milliers d’années, des approches globales dites encore, médecine des malades, selon lesquelles Corps, esprit et environnement sont intimement reliés. Selon cette approche, toute maladie est due à un déséquilibre entre le corps et l’esprit, ou entre l’être humain dans sa globalité et son environnement social ou géographique. Et la guérison consistait à rétablir cet équilibre.

Eh bien au moyen-âge, l’avènement de la notion de sciences permet de faire des dissections anatomiques pour comprendre ce qui se passe dans le corps humain et surtout, pourquoi il tombe malade. L’un des premiers chirurgiens, du nom de Galien, décide que la médecine, pour obéir aux lois de la science, ne pouvait considérer que ce qui était palpable et mesurable : les organes, les tissus avec leur fonctionnement mécanique et biologique. Les pensées et émotions qui ne sont pas mesurables sont dorénavant écartées. Et la maladie est considérée à partir de ce moment là, comme une erreur de la nature, un dysfonctionnement pur et simple. On ne s’occupe que de la maladie, et non plus de l’être humain dans sa globalité. C’est une médecine des maladies qui considère le corps comme une machine, et que toutes ces machines humaines, devraient fonctionner exactement de la même façon.

Mais la réalité n’est pas si simple. Le problème de cette aproche dite dualiste, vous le comprenez bien, c’est que l’homme se retrouve dissocié. Le corps pour les médecins, l’esprit pour les psychologues. Vous vous retrouvez écartelé, la tête d’un côté, le corps de l’autre, voire même carrément coupé en morceaux par les différents spécialistes. Mais dans ces conditions, comment pouvez vous prendre votre santé en mains ?

Les études en psychosomatique, montrent que la première condition de guérison, est la capacité de s’investir activement, en retrouvant, pour commencer le désir de guérir qui est forcément inhibé dans les conditions de passivité auxquelles nous sommes habitués. Et comme le dit très bien Aristote, le désir est véritablement le moteur de l’action.

 3- Pourquoi les médicaments qui font toujours effet sur les autres, ne marchent plus pour vous à un moment donné?

Bien sûr, nous ne réagissons pas tous de la même façon aux médicaments, et cela est bien normal, car nous sommes tous des individus uniques et différents.

Nous avons surtout une histoire de vie particulière, avec des traumatismes, des épreuves plus ou moins difficiles, qui nous ont laissé des blessures, des émotions ou des croyances négatives. Et ce sont tous ces résidus inconscients qui vont modifier considérablement l’interprétation de la réalité et donc, générer des souffrances et des douleurs plus ou moins importantes ou prolongées. Votre organisme, vous savez, est une merveilleuse machine intelligente, qui fonctionne comme un grand tout indissociable. Toutes les fonctions de l’organisme sont parfaitement reliées et régulées par une petite glande cérébrale : l’hypothalamus, qui est en quelque sorte, le thermostat central de votre organisme. Il surveille et contrôle toutes les grandes fonctions, comme la respiration, la digestion, les régulations thermique et biologique. Tout se passe automatiquement, sauf bien sûr, si cet hypothalamus est perturbé par des émotions trop intenses ou prolongées. Dans ce cas, ces fonctions automatiques se dérèglent, et comme on retrouve généralement un épisode de stress précédant le trouble, c’est la raison pour laquelle, on dira « C’est dû au stress » ou bien  « C’est psychosomatique… »

 4- Alors le stress, est-il vraiment le grand coupable ?

 Si la vie n’est pas un long fleuve tranquille et apporte son lot d’épreuves à chacun, l’organisme a tout prévu pour faire face au stress. Dans les situations difficiles, vous allez utiliser, sans même y penser, des moyens de défense, qui vont vous permettre

– D’une part, de résoudre le problème extérieur: en changeant quelque chose dans votre vie, ou en réfléchissant pour trouver des solutions

– D’autre part, de gérer les émotions intérieures en prenant du recul, ou en faisant preuve d’humour pour relativiser par exemple.

La plupart du temps ces moyens de défense simples vous permettent de retrouver rapidement votre calme, votre équilibre et donc, votre santé. Vous ne tomberez malade que si un événement aura été pour vous trop violent ou trop prolongé par rapport à vos moyens de défense. Et vous voyez là, que tout est relatif à vos expériences passées, et aux moyens de défense que vous avez développées, car ce qui va vous déstabiliser et vous rendre malade, pourra parfaitement laisser de marbre votre voisin. Si toute votre énergie a été mobilisée en priorité pour faire face, vous pouvez être épuisé. Et si votre corps a vraiment besoin de souffler pour récupérer son énergie, il va vous dit Stop. La seule façon que votre corps a trouvé pour vous arrêter s’il le faut, c’est de vous faire mal.

5- Comment faire face au stress pour protéger sa santé ?

Grâce aux expériences réalisées ces dernières années par les neurosciences, on s’est aperçu que les pensées positives agréables de joie et de confiance par exemple, favorisent la sécrétion d’hormones de bien-être : Dopamine, Sérotonine et Endomorphines, qui ont le pouvoir de diminuer la perception de la douleur.

Inversement les émotions désagréables de peur, de colère ou de tristesse non seulement s’opposent à ces inhibiteurs naturels, ce qui va donc aggraver fortement la sensation douloureuse, mais de plus, s’accompagnent d’une sécrétion d’hormones de stress: l’Adrénaline et le Cortisol.

 Et ce cortisol, qui doit apporter à l’organisme l’énergie nécessaire pour faire face au stress, va être obligé de puiser dans les réserves tissulaires telles que le cartilage. C’est ce qui va entrainer des pathologies dégénératives comme l’arthrose. Si la situation de stress persiste, l’organisme qui n’a plus assez d’énergie, présentera des signes de faiblesse : des insuffisances fonctionnelles respiratoires, cardiaques, digestives etc…

Mais quand ça ne vas plus à l’intérieur, le corps vous prévient en émettant des signaux d’alarme : ça va commencer par des sensations de fatigue, des premiers signes de maladies, des petites douleurs, pour vous obliger à prendre soin de lui.

Si ces premiers signaux sont négligés, il va être obligé d’intensifier le signal. Les douleurs vont passer à un niveau supérieur jusqu’à devenir chroniques s’il le faut, pour vous imposer le Stop et vous obliger à le ménager. La douleur chronique est donc souvent un signal fort du corps qui vous demande de changer quelque chose la plupart du temps, à la fois dans vos perceptions émotionnelles intérieures, et dans votre contexte de vie extérieur.

6- Peut-on interpréter les maux du corps ?

Il y a déjà longtemps, qu’on a réalisé que les maladies et les douleurs n’arrivent pas par hasard, mais justement après des périodes de grosse fatigue ou de choc émotionnel. Les grand mystères que l’on cherche à résoudre sont,

– Pourquoi tombe-t-on malade ?

– Est-ce que vraiment, la maladie serait due au stress ?

– Et surtout, comment faire pour aller mieux ?

C’est surtout depuis les années 60 et les progrès de l’imagerie médicale comme l’IRM, que les neurosciences ont commencé à mieux comprendre l’impact des émotions sur le corps. La psychanalyse nous explique que la conscience, se protège des émotions négatives et désagréables, en s’en déchargeant sur l’inconscient. C’est ce qu’elle appelle le processus de refoulement. Mais cet inconscient, lorsqu’il a accumulé trop de souffrances finit par exploser. Les souffrances retenues passent à travers le corps, c’est ce que l’on appelle une somatisation, qui est l’expression corporelles des émotions enfouies . La douleur qui apparaît peut donc être considérée comme le reflet, la révélation d’une souffrance profonde qui est souvent là depuis l’enfance.

Pendant des décennies, on a effectivement cherché à interpréter les maux du corps, comme si chaque symptôme exprimait une émotion spécifique. Mais cette approche dite de décodage a vite atteint ses limites, et actuellement les neurosciences proposent plutôt un nouveau modèle selon lequel la douleur aurait deux composantes.

– Une composante objective qui est perçue par la conscience, le cortex cérébral, qui analyse la nature et l’intensité du stimulus : ça brûle, ça pince, ça écrase…

Cette part représente seulement un tiers de la perception douloureuse totale.

– Une composante affective et émotionnelle qui est perçue par le système limbique qui enregistre la coloration émotionnelle de cette douleur. Cette part représente les deux tiers de la perception cérébrale, avec 1/3 qui serait lié aux mauvais moments passés qui remontent à la mémoire, et le dernier 1/3, à l’anticipation anxieuse, la peur d’avoir mal.

 Comme les médicaments antidouleurs ne peuvent agir que sur les facteurs biologiques et tissulaires, donc le tiers objectif seulement de la douleur, il reste les deux tiers émotionnels de la perception, qui ne sont pas réduits par les antidouleurs mais qui peuvent par contre relever d’une approche complémentaire.

7- Comment agir sur cette part émotionnelle de la douleur ?

Les neurosciences nous expliquent que le cerveau est capable de s’auto-protéger, grâce à un système de réduction automatique de la douleur. Lorsqu’un signal de douleur arrive au cerveau, celui-ci ordonne en retour une sécrétion d’endomorphines qui ont pour effet de diminuer la perception douloureuse. Sauf que, toutes les émotions négatives d’anxiété, de déprime et de stress bloquent ces endomorphines inhibitrices. C’est la raison pour laquelle, si vous éprouvez en plus de cette douleur, de l’anxiété, de la tristesse ou de la colère, la sensation va se retrouver amplifiée. En clair, Plus vous serez inquiet, et plus vous aurez mal. Plus vous serez zen, et moins vous aurez mal.

Cette découverte très intéressante, a permis de trouver de nouvelles thérapies complémentaires, dont l’objectif va être :

– D’abord de diminuer les émotions désagréables, qui sont responsables des 2/3 de la perception totale,

– Puis, de suggérer des pensées positives agréables, pour favoriser la sécrétion des endomorphines, l’antidouleur naturel.

Ce sont toutes les thérapies psycho-corporelles, qui sont basées sur les thérapies brèves, comme l’hypnose médicale ou les thérapies psycho-énergétiques, qui permettent de soigner non seulement les douleurs apparentes, mais aussi, tout ce qui les entretiennent ou les aggravent : les émotions à l’intérieur et le contexte de vie à l’extérieur. Et pour soigner vraiment une douleur chronique qui résiste aux médicaments, on va devoir changer quelque chose à la fois en soi, dans sa façon de percevoir la réalité, c.-à-d. les émotions, mais aussi autour de soi, dans son contexte de vie, la réalité objective.

Ce qui devient paradoxal, c’est que la douleur qui vous dérangeait tellement, devient finalement l’occasion d’améliorer beaucoup de choses qui ne vous convenaient plus, ou qui vous faisaient souffrir intérieurement pour aller vers ce qui vous convient mieux, vous fait évoluer et en fin de compte vous aider à aller encore mieux qu’avant.

8- Comment gérer ses émotions ?

Les émotions sont normales car elles sont destinées à vous protéger. L’anxiété par exemple génère une stimulation, des palpitations, des contractures musculaires, pour nous indiquer un danger qu’il vaut mieux considérer. Mais si ces émotions sont désagréables et causent des souffrances, ce n’est pas en luttant contre elles, en se battant, ni même en les ignorant que l’on pourra aller mieux, mais tout simplement en les mettant à distance. Et pour cela, il faut avant tout commencer par les accepter, les accueillir, les écouter, pour pouvoir ensuite les laisser partir.

Les meilleurs médicaments contre la douleur et ces émotions aggravantes, sont des solutions naturelles qui existent déjà en vous. Ce sont tout simplement vos propres ressources ou forces intérieures personnelles, comme par exemple, le courage, la persévérance, la sérénité, l’intelligence et toutes ces facultés qui vous aident à réaliser vos objectifs et vous font du bien parce qu’elles favorisent la sécrétion des hormones de bien-être comme la Sérotonine et les endomorphines, qui sont de puissants médicaments antidouleurs, anxiolytiques et antidépresseurs naturels, sans effets secondaires.

Les ressources soignantes dont vous avez besoin maintenant existent toujours en vous parce que vous les avez déjà expérimentées, même un court instant dans votre vie. Grâce à des techniques hypnotiques, on va pouvoir les activer, les développer au maximum afin qu’elles viennent neutraliser naturellement et complètement la souffrance intérieure à l’origine de la douleur. Et une fois que cette ressource qui manquait est bien réactivée, elle restera pour toujours, celle qui empêchera le retour de l’émotion source de douleur.

– Si vous avez des douleurs récurrentes qui réapparaissent à chaque période de stress, donc d’anxiété (selon les personnes, maux de tête ou de ventre). C’est le développement de votre propre ressource de sécurité intérieure, qui neutralisera cette anxiété avec toutes les douleurs qui l’accompagnent. Cette sécurité intérieure, une fois activée et bien présente, sera capable d’empêcher toutes les futures crises.

– La douleur chronique est généralement aggravée par la tristesse. Dans ce cas, l’activation de la ressource d’optimisme ou de confiance, viendra effacer naturellement la tristesse qui entretient la douleur chronique.

– Si vous avez des douleurs spontanées et aigues, qui apparaissent spontanément avec la colère ou la culpabilité. On pourra faire appel à votre propre sérénité intérieure, qui va neutraliser la colère et les douleurs qui vont avec.

– Si vous souffrez de tensions musculaires qui révèlent en général des peurs de s’exprimer, on activera la ressource d’affirmation de soi qui règlera d’un coup tous vos problèmes définitivement.

– Si vous souffrez de problèmes chroniques digestifs, spasmodiques par exemple, qui reflètent des frustrations avec des manques, de la rancœur que l’on n’arrive pas à lâcher et qui font des nœuds à l’intérieur, c’est la faculté de lâcher prise ou de plénitude, qui permettra de retrouver un transit calme et régulier.

9- Et pour en finir avec les douleurs chroniques ?

Pour en finir avec vos douleurs chroniques, le secret est donc d’arrêter de lutter contre elles, car la lutte énerve encore plus, et de les entendre plutôt comme des invitations à changer quelque chose dans votre environnement ou seulement dans votre façon de voir celui-ci. Ces douleurs vous invitent en fait à lâcher tout ce qui vous gâchait la vie et n’est plus adapté, et à développer en revanche les ressources et pensées positives, dont vous avez besoin maintenant et pour le futur pour votre épanouissement, votre bien-être et pour prendre en mains votre santé.

Les douleurs chroniques, finalement, ne sont plus si absurdes qu’elles en ont l’air, puisqu’elles deviennent le moteur d’un changement qui doit se faire maintenant pour votre bonheur futur. Donc, pour aller mieux, le secret est

Arrêtez de lutter, et ne faites rien d’autre qu’écouter votre corps qui vous dit avec ses propres maux, comment aller de mieux en mieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout ce que vous devez savoir pour bien vieillir

Article de  Magalie Guilpain  paru dans le magazine Féminitude, février 2017

Comment aborder le plus sereinement possible les années qui passent ? Ghislaine de Sury, grand-mère épanouie de 80 ans, décrypte avec humour dans Le goût de vieillir* le chemin qui est le sien depuis qu’elle a atteint le troisième âge. Le professeur de médecine Jean-Louis San Marco** s’intéresse quant à lui aux réflexes à adopter pour lutter contre la canicule et le froid hivernal, véritables dangers mortels pour les plus âgés. Enfin, le Dr Geneviève Choussy-Desloges***, hypnothérapeute psychosomaticienne, nous explique que le corps et l’esprit ne sont qu’une seule et même unité, d’où l’importance d’être à l’écoute des messages de son organisme pour pouvoir être acteur de sa santé. Autant de pistes intéressantes à suivre : à eux trois, ils nous livrent une mine de conseils pour vieillir en harmonie avec sa vie, son environnement et son corps.

Les conseils de Geneviève Choussy-Desloges pour être bien dans son corps :

– Écoutez votre corps
La recherche en neurosciences a prouvé la réalité de l’harmonie du corps et de l’esprit. Comme ils sont intimement liés, tout ce qui se passe à l’extérieur est le reflet de ce qui se passe à l’intérieur. En vieillissant, de plus en plus de symptômes, de petits malaises ou de dysfonctionnements sont susceptibles d’apparaître. La maladie est en effet le signal d’un déséquilibre entre des facteurs physiques, psychiques, ou environnementaux qui fatiguent l’organisme, et ses propres moyens de protection mentale et immunitaire. Il s’agit donc d’être attentif aux messages que vous fait parvenir votre corps pour réussir à comprendre de quel malaise intérieur inconscient ils sont le reflet. Chacun a un pouvoir d’auto-guérison qui existe déjà en lui, avec notamment l’intuition qui permet d’y voir plus clair en soi et de pouvoir ainsi être acteur de sa santé.

– Cultivez les ressources qui vous font du bien
Toutes les maladies invitent à développer des ressources de bien-être en soi (bienveillance, amour, confiance, sécurité intérieure, etc.) car le plaisir est une énergie très importante pour guérir : faire du bien à son esprit permet de faire du bien à son corps. De même, avoir des activités agréables et passionnantes permet au corps de sécréter des endomorphines et de la dopamine, qui sont les hormones du bien-être. Leur utilité ? Elles boostent le système immunitaire, qui permet de se protéger contre les maladies.

– Remettez-vous en phase avec vos désirs
L’origine du symptôme peut être dans sa tête, par exemple une émotion inconsciente qui n’est pas digérée, ou bien un conflit relationnel, un rythme qui ne convient pas, etc. Il faut donc parfois changer des choses en soi ou dans son environnement et découvrir quels sont ses désirs frustrés pour réussir à apaiser son psychisme et pouvoir ainsi aller mieux physiquement. Ce sont en effet deux choses liées : en travaillant à son bonheur, on travaille à sa santé.

– N’hésitez pas à demander de l’aide
Pour rester en bonne santé et lutter contre le stress, mieux comprendre les messages envoyés par votre corps, développer les ressources qui vous font du bien et vous remettre en phase avec vos désirs, il peut être utile de demander l’aide d’un professionnel.
Aux personnes qui n’ont pas envie d’être face à leurs émotions, je conseillerai de choisir une thérapie à médiation corporelle : par exemple des massages bien-être ou du shiatsu pour se vider la tête.
Pour ceux qui ont des douleurs chroniques ou des petits désagréments physiques qui se répètent dans le temps et auxquels la médecine n’a pas de réponse, les thérapies psychocorporelles (hypnose, sophrologie, méditation, yoga, qi-gong, etc.) permettent de trouver des solutions complémentaires de l’approche médicale.
Enfin, aux personnes qui ont eu des traumatismes dans le passé, des souffrances qui se sont installées depuis longtemps et qui sont prêtes à travailler sur leur esprit, je préconiserai toutes les psychothérapies, jusqu’à la psychanalyse.

* Ed. de la Martinière

** Auteur de Canicule et froid hivernal, comment se protéger ?, Ed. du Rocher

*** Auteur de La psychosomatique pour les nuls, Ed. First

 

 

Serait ce psychosomatique?

 Article de Christelle Gilquin, paru dans “Femmes d’aujourd’hui” en Juillet 2016
 

Votre corps parle, écoutez le

Article de Célina Ovadia, paru dans AMINA en avril 2017

1 – Vous nous invitez dans votre ouvrage : « votre corps parle : écoutez le ! » à avoir un autre regard sur nos maladies, passagères ou chroniques. Cette démarche reste encore rare car vous nous rappelez ce que nous avons oublié, le principe millénaire de l’harmonie entre le corps, l’esprit et l’âme. Les maladies seraient le signe d’une dysharmonie entre ces trois aspects de nous-mêmes. Expliquez-nous.

– Pour les chamans du monde entier, l’harmonie du corps et de l’esprit était une évidence qui ne se démontrait plus. La maladie était vue comme une rupture d’harmonie entre le corps et l’esprit, ou entre cette unité et son environnement climatique, social ou affectif. Cette approche globale de l’être humain a perduré en occident pendant des siècles jusque vers le moyen-âge, lorsque les médecins décidèrent de se focaliser désormais sur le seul corps humain pour répondre à des critères scientifiques reproductibles. Des limites apparaissent cependant dans les divergences des réponses thérapeutiques observées d’un patient à l’autre. On constate en effet que l’homme ne fonctionne pas comme une simple machine. Les neurosciences, très actives depuis les années 1960, ont effectué des découvertes fondamentales notamment grâce aux progrès de l’imagerie nucléaire comme l’IRM. Elles démontrent aujourd’hui clairement l’influence des émotions sur le corps par le biais de sécrétions hormonales modifiant la physiologie et les comportements, prouvant ainsi scientifiquement ce qui était considéré comme empirique pendant des millénaires. L’être humain peut être considéré comme une balance qui doit rester en équilibre pour assurer sa santé. La maladie est un signe de déséquilibre de l’organisme, soit entre le corps et l’esprit, soit entre cette unité et son environnement.

2 – « Les maux de tête n’arrivent jamais par hasard », dites-vous, comme les contractures, les palpitations cardiaques, Si ces maux deviennent répétitifs, « c’est que quelque chose nous tracasse  ». C’est ce qui s’appelle la psychosomatique, c’est-à-dire « les relations entre ce qui se passe dans le corps et ce qui se passe dans la tête » selon votre définition. Comment pouvons-nous constituer « une unité psychosomatique » ?

– Votre organisme doit s’adapter en permanence à un environnement en perpétuel changement. Il est doté d’un système de régulation automatique chargé de veiller à sa stabilité en évitant des variations dangereuses pour sa survie. Tout écart des constantes biologiques du fait d’une variation extérieure, tend à revenir automatiquement à un état d’équilibre. Lorsqu’il y a une baisse importante du taux de sucre dans le sang par exemple, l’hypothalamus qui peut être considéré comme le thermostat central de l’organisme, répond par une sensation de faim pour vous inviter à manger juste ce qu’il faut pour rétablir votre taux habituel de glucose et votre confort. Or, si le déséquilibre est trop intense parce que vous n’avez pas mangé depuis trop longtemps, ce système ne peut plus assurer votre équilibre et vous ressentez des malaises.

Il en est de même, lorsqu’une perturbation extérieure affecte votre tranquillité. Lorsque vous êtes contraints, frustrés, obligés par ces circonstances extérieures ou même vos propres croyances dans un objectif de paraitre qui ne coïncide pas avec votre vraie nature ou vos valeurs essentielles, il se crée une faille entre votre corps qui agit et votre âme qui ne peut plus s’exprimer. Il en résulte une émotion de colère, de jalousie, de frustration ou de tristesse, qui correspond à un besoin inassouvi de l’âme. Vous constituez une unité psychosomatique lorsque votre corps est en phase avec votre esprit, c’est-à-dire, vos actes sont en phase avec vos intentions et désirs profonds. A ce moment là, votre organisme fonctionne très bien et vous sentez une harmonie entre votre esprit, votre corps et votre environnement, avec une sensation de sérénité.

3 – Le corps trahit donc nos états d’âme et souvent il n’y a pas d’autres échappatoires aux douleurs et maladies. Nous pouvons les ressentir, les voir et les entendre mais nous avons appris à les nier par l’éducation pour continuer à assurer nos obligations. Vous nous révélez que les symptômes s’inscrivent dans notre corps et traduisent des souffrances cachées, des émotions refoulées. Quelle est la différence entre ce constat et un diagnostic médical ?

– La psychosomatique est une « médecine des malades », qui ne se penche plus uniquement sur les maladies, mais sur l’ensemble de ce qui déstabilise un être humain. Le symptôme apparent n’est plus comme en médecine l’ennemi à abattre, mais un allié qui permet d’accéder à ce qui est enfoui dans son inconscient. On ne cherche plus à mettre en évidence une seule cause psychique ou physique, mais un contexte formé par votre mode de vie, votre passé, vos relations affectives et sociales, vos conditions de vie sans oublier bien sûr vos fragilités physiques. Si le médecin connaît parfaitement les mécanismes de développement de votre maladie, il ne peut pas connaitre votre histoire, ni vos difficultés relationnelles et encore moins vos susceptibilités. C’est donc à vous de faire les liens entre ce qui se passe au fond de vous et ce qui apparaît à la surface, pour aider votre médecin à trouver les meilleures solutions et devenir ainsi acteur de votre santé.

4 – Vous nous démontrez l’influence déterminante de nos émotions sur notre état de santé qui est notre allié le plus précieux dans notre existence. Ces émotions naissent de notre contexte de vie et de notre histoire personnelle. « Elles conditionnent les réactions physiologiques de notre corps  », et écrivez-vous « nos relations personnelles ainsi que nos choix spontanés…. Elles s’impriment donc toujours dans le corps sous forme de sensations physiques agréables ou désagréables ». Pouvez illustrer ces propos par des exemples probants ?

– On ne peut pas faire de lien de cause à effet direct entre une cause mentale et une conséquence physique, puisque les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets sur tout le monde. Ce sont votre éducation, avec les moyens de défense qui vous ont été inculqués pour faire face aux diverses situations, mais aussi les traumatismes passés et vos expériences de vie qui, ancrés dans la mémoire inconsciente de votre système limbique, vont agir comme des références pour juger les évènements présents en dangereux ou au contraire en bénéfique pour vous. Si par exemple dans votre enfance, vous avez fait une mauvaise chute de cheval qui vous a coûté une jambe dans le plâtre pendant trois mois avec une grande frayeur, il ne faut pas s’étonner si devenu adulte, vous ressentez des palpitations cardiaques chaque fois que l’on vous propose une promenade équestre. Vous ne pensez plus à cette lointaine aventure qui est restée cependant inscrite dans votre mémoire inconsciente. Mais le corps, connaissant la douleur passée, réagira par une émotion de peur avec des sécrétions hormonales de stress, pour vous inciter soit à être plus vigilant, soit à éviter cette expérience potentiellement dangereuse. Nos choix sont donc inconsciemment orientés vers ce qui nous a procuré du plaisir dans le passé et qui est susceptible de nous en procurer à nouveau, et s’écartent de ce qui nous a provoqué du stress ou de la douleur dans notre histoire.

5 – Vous nous éclairez encore en nous confirmant la réalité du lien intime entre le corps et l’esprit par la compréhension du plaisir et de la douleur, « deux sensations pour nous orienter ». Être en phase avec ses désirs profonds génèrent du bien-être, affirmez-vous, et ne pas l’être provoque anxiété, frustration, colère, ennui et douleurs diverses. Comment arriver à saisir le sens de ces signaux d’alarme et comment y répondre ?

– Le plaisir et la douleur de vos expériences passées sont vraiment les deux références de base qui vont déterminer votre personnalité et vos comportements. Ce sont elles qui conditionnent en effet dès votre plus jeune âge votre intérêt pour tout ce qui vous procure du plaisir, comme les rejets et évitements pour ce qui vous rappelle des choses désagréables ou douloureuses. Ces automatismes proviennent du fonctionnement du système limbique qui possède deux systèmes :

– Le « système d’alerte » qui sera activé par les sensations de danger, et

– Le « système de récompense » qui sera activé par les sensations de plaisir.

Le système d’alerte garde en mémoire vos expériences passées douloureuses. Lorsqu’une situation présente évoque de près ou de loin l’une de ces expériences malheureuses, il vous envoie une sensation de danger sous la forme d’une émotion de peur qui vous incite à éviter le danger et la souffrance. Si ce danger dure trop longtemps, l’organisme s’épuise et présente des maladies. Le système de  récompense est activé lorsqu’une situation évoque cette fois-ci une expérience passée de plaisir. Il secrète de la dopamine qui vous stimule, vous met de bonne humeur et vous donne envie d’entreprendre, ainsi que des endomorphines qui s’opposent aux méfaits du stress pour rétablir votre bien-être. Votre corps vous guide ainsi vers ce qui est bon pour votre santé et votre sérénité, en vous protégeant des dangers potentiels.

6 – Les symptômes ou les ressentis corporels de nos émotions, sont des cris de l’âme. Or, vous nous apprenez comment « la maladie nous offre une occasion de rompre le rythme infernal de notre vie trépidante », de « nous débarrasser de nos vieilles émotions » en nous imposant un « Stop ! » quand notre équilibre est menacé. Comment et pourquoi amorcer cette prise de conscience avec nous-mêmes ?

– Trop souvent, nous sommes pris dans l’engrenage d’une vie active qui ne nous laisse aucun répit. Le modèle social nous incite à faire toujours plus pour notre travail, notre famille, nos loisirs. Le paraitre prime sur l’être et le faire sur le sentir. Nous sommes conditionnés à écouter les autres, mais pas notre corps. La pause que nous impose la maladie, nous permet de prendre du recul par rapport à ce rythme infernal. En redécouvrant le temps de prendre soin de soi, le droit d’abandonner ses obligations pour se remettre au diapason de son propre rythme, on en vient à comprendre ce qui nous frustrait dans cet avant qui nous a rendu malade. Cette prise de conscience nous permet alors de repartir sur de nouvelles bases plus conformes à nos aspirations et propices à notre bien-être. Ce corps a d’ailleurs deux grandes façons de dire stop :

– D’abord il envoie de simples avertissements comme des appels de phares, ce sont les maladies à crise.

– Si ces signaux ne sont pas entendus, il enverra un signal prolongé plus désagréable, ce sont les maladies chroniques.

La maladie, comme la dépression ou l’anxiété qui lui sont liées, ne sont donc pas des fatalités à combattre absolument, mais un signal que votre corps vous envoie pour vous obliger à trouver des solutions plus adaptées à votre bien-être. La souffrance, si désagréable soit-elle, est finalement le moteur même de l’action, car il faut souvent une bonne motivation pour avoir le courage de changer ce qui était installé depuis tellement longtemps que vous ne le remarquiez même plus.

7 – Vous écrivez ainsi que « ce ne sont pas les problèmes qui nous rendent malades mais la façon dont nous les interprétons et les moyens dont nous disposons pour y faire face ». Vous ajoutez que l’attention portée à « notre organe cible », objet de nos symptômes et de nos douleurs « est le porte-parole de notre état intérieur ». Quels sont les exemples qui illustrent cette indication et comment en tirer un enseignement ?

– L’émotion n’a pas de réalité en elle-même puisqu’elle est subjective. Elle correspond à notre propre perception de la réalité, en fonction des principes de notre éducation, mais aussi de nos expériences passées de plaisir ou de douleur.

La colère nait par exemple d’un besoin de justice qui n’est pas satisfait.

l’ennui, vient du désir d’activité agréable ou plus passionnante.

L’anxiété révèle un désir de sécurité.

La frustration se ressent quand une envie se heurte à un refus ou une impossibilité.

La douleur est un constat de manque de confort et de sensations agréables.

Le plaisir en revanche est éprouvé lorsque les conditions extérieures et intérieures correspondent parfaitement à nos critères de bien-être.

Plus il y a de problèmes à gérer, plus nous pouvons potentiellement être stressé, sauf si nous savons trouver en nous des moyens de défense efficaces pour faire face, comme par exemple,

-L’estime de soi pour rester serein et confiant, mais aussi

-L’humour pour prendre un recul salutaire,

-La mentalisation pour comprendre rapidement ce qui se joue dans un conflit et trouver une solution,

-Le sport pour soulager rapidement les tensions musculaires et de retrouver du plaisir, mais aussi

-Toutes ces qualités, talents et succès personnels qui nous permettent de trouver les bonnes solutions pour relever le défi sans se fatiguer ni souffrir.

L’organe cible est le point de faiblesse du corps sur lequel va se porter la somatisation du fait de sa moindre résistance. Sa fragilité est liée, soit à sa constitution génétique, soit à des blessures antérieures suite à des maladies ou des opérations chirurgicales, ou encore à une sur-sollicitation par des gestes répétitifs sportifs ou professionnels. Chaque fois que vous vous sentez stressé, c’est cette zone cible qui vous indiquera par son dysfonctionnement ou ses douleurs, que vos limites ont été atteintes et qu’il est vraiment temps de penser un peu à vous pour vous ressourcer.

8 – Quelles sont les bénéfices de l’hypnothérapie que vous pratiquez et comment aidez-vous vos patients à reprendre la maîtrise de leur propre guérison puisqu’ils en possèdent les clefs ?

– L’hypnose médicale est une thérapie brève, connue pour soulager rapidement les symptômes de douleurs et les addictions. J’ai eu l’idée de l’associer avec la psychothérapie psychosomatique pour traiter en même temps le symptôme apparent et le contexte émotionnel qui lui est lié. Mon objectif est d’offrir aux patients souffrant de pathologies chroniques ou d’addictions, des solutions rapides et durables. La technique utilisée est non pas un état de somnolence passive, mais tout au contraire, un état d’hyper concentration mentale favorable à la perception de ses propres ressentis émotionnels et au développement des ressources nécessaires pour combler ses besoins et solutionner son problème.

L’hypnothérapie psychosomatique commence par une investigation psychosomatique me permettant de faire un diagnostic élargit sur tous les facteurs qui génèrent, entretiennent ou aggravent le symptôme. Dans un second temps, je propose des exercices d’hypnose personnalisée, ciblés sur les ressources à développer pour combler les besoins révélés par le symptôme. Grâce à un travail collaboratif créatif, des changements sont initiés pour aller encore mieux qu’avant, et les ressources nécessaires sont développées pour prévenir les récidives et rester désormais en bien meilleure santé. Des résultats peuvent ainsi être visibles en quatre à cinq séances seulement.